La griffe en poèmes (Aurélie Lemoine)

20 décembre 2017

Instant présent

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26 juin 2015

L'Essence Ciel

Il arrive un beau jour, l’Essentiel, l’essence du ciel, l’Amour azuré aux couleurs du soleil levant, l’éternel printemps quand on sent la sève qui monte au cœur, qui irrigue de rêves éveillés chaque pas, chaque matin, chaque soirée. Il arrive le grand Frisson, le vent qu’on croyait indomptable, celui qui nous palpite, qui nous hisse les poils, qui nous courbe l’échine vers le pardon. Le pardon à la vie, le pardon d’avoir pu nier que le bonheur existe, qu’il se cultive à l’image du paysage qui s’ébroue sous nos yeux. Quand on voit sans plus voir les fleurs dans les champs, la vie au ras du sol, les ballets dans l’horizon, la leçon de la vie. Mais les œillères tombent quand on n’y pense plus, quand le monde n’est plus qu’un vaste champ de bataille, à nouveau, on ressent la puissance de la vie grâce à un regard qui nous transcende, il nous relie de nos racines jusqu’aux cieux et enfin le cœur renaît de ces cendres.  Comme les hivers passent sur les chemins, la glace fond aux saisons chaudes, les larmes ne grossissent plus les neiges éternelles, c’est l’Amour qui réchauffe, qui fait vivre nos âmes. On entend les oiseaux et l’on s’envole de leurs ailes vers le meilleur de nous-mêmes. On reçoit ce qu’on n’acceptait pas des autres, on découvre que l’on vibre à recevoir ce cadeau immense comme les océans, aussi haut que les montagnes, aussi fort que la chaleur de l’astre du jour, aussi doux qu’une nuit sereine, aussi tendre que le chant du rossignol, aussi beau qu’une fleur épanouie, aussi merveilleux que le rire d’un enfant, aussi gracile que le sourire d’un vieillard. On devient le bruit de la vie, on devient les mots les plus forts, ceux qu’il faut inventer pour dire ce que l’on sent grandir au fond de nous, on devient lumière, on devient sourire, on devient la lune qui éclaire les pas, on devient bonheur contagieux, on devient une âme qui comprend le bonheur de vivre.

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15 juin 2015

A l'homme de ma vie

J’ai les mots mouillés, puisés dans mon âme éclatée

En milliers de gouttelettes, fragiles, les mots pleurent.

Ils coulent de la même source, sans tarir ni s’amenuiser,

Ils chantent leur peine dans le silence des heures,

Sans se faire entendre, ils ne parlent qu’à moi

Seul le vent comprend mon cœur en émoi.

Le ciel gris accompagne mon voile qui ne couvre rien,

Et je vois ces étoiles mortes dans mes mains.

Toutes ces lumières disparues dans la tempête

De cette vie qui reprend tout ce qu’elle prête,

Toutes ces lueurs parties dans la fumée de l’encens

Après quelques refrains de bien tristes chansons,

Me laissent parfois dans le dégoût de l’infini,

Cet espace qui retient les miens au paradis

Et qui me garde dans l’enfer des bras désunis,

Des baisers qui claquent au souffle du lointain,

Emportés dans les prières de vous revoir demain.

Le manque creuse le ventre et bétonne le cœur,

Sur le bitume, plus rien ne pousse, plus rien ne meure.

C’est la force immobile des âmes qui pleurent,

Elles surveillent les fissures sur la roche qui bat,

La chaleur qui pénètre le roc quand l’amour est roi.

Il faut colmater les déchirures du mot toujours,

Le fragile son qui réveille le tambour

Avant que la peur à son tour s’engouffre

Aux royaumes des oublis, au fond du gouffre.

 

Mon amour, un jour, tu partiras dans le ciel,

Et que restera-t-il sur cette Terre d’essentiel

Si ton sourire se perd dans l’encre de l’éternel ?

Il me faudra taire le bruit des couteaux

Dans mes artères, le combat à nouveau

Mes yeux  perdront l’éclat du jour qui se lève,

Le crépuscule sera la couleur du glaive,

La douleur couvrira les teintes des rêves,

Car mon cœur a fait de toi son plus beau trésor

Pourrais-je survivre encore,

A ce temps qui nous laisse l’âme en friche ?

 

Mais est-ce vivre si toujours on triche

Avec nos regards qui en disent longs ?

S’il manque la foi dans la cathédrale,

Si les bougies tremblent au moindre râle

Quand s’éteindra la flamme au vent de la raison ?

 

Et si l'oubli est déjà une mort ?

Si nos coeurs ne mêlent plus leur amour,

Si tes yeux regardent un autre port

Si l'espace entre nous semble si lourd

Mourir d'amour n'est plus une métaphore.

 

Sans toi, plus rien n'existe que le néant,

Je t'aime sans limite de temps,

Tu manques à mes jours, à mes nuits

Et ton beau sourire qui me fuit

Eteint la lumière de la vie.

 

Est-il niché au sein de tes regrets ?

Ais-je une chance de l'apercevoir

Dans la lueur de ton regard ?

L'ais-je perdu par mes soupirs

Quand chaque pas me faisait souffrir ?

Si l'amour est aussi pardon

Laisse renaître la passion

Qui nous a guidé si longtemps

Au bonheur du levant.

 

 

 

 

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29 janvier 2015

Les mots manqués

Il y a fort longtemps que je n’écris plus rien

Les mots m’échappent et tordent l’imaginaire,

Douloureuse contraception des sentiments,

Je n’entends plus ce que me dicte le vent,

Je ne sais plus chanter le soleil

Il n’y a plus de poèmes dans mes pensées,

Je ne vois plus que de l’eau dans la rosée,

Et le ciel gris devient premier

Dans la houle de mes absences.

Elles sont sombres ces heures creuses,

Et mon esprit qui ne s’accroche à rien

Je ne sais plus qui je suis et à qui je tiens

Je n’ai plus rien de ces autres années

Plus rien à dire ou à taire à demi-mots,

Plus d’images à mettre sur mes cahiers

Dans des phrases en rimes ou en proses

Plus d’amour à dessiner

Dans les arabesques grimées

Sur les pages de ma vie.

Comme c’est douloureux de se taire,

De ne plus savoir qu’exprimer

Quand on a passé des heures pleines

A rendre hommage sur des cahiers.

Mon cœur serre du vide,

Mes doigts courent sur le clavier

Pour dire que ma poésie

Et morte et enterrée.

 

A.L.

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12 octobre 2014

Pour de l'or noir

Faut-il taire l'ivresse du froid sur la calotte glaciaire ?

Faut-il soumettre à nos lois la précarité de l'air ?

Doit-on accepter d'asphyxier le poumon de la Terre ?

Nous les complices de ces assoiffés d'or noir à l'empire précaire.

 

Le mal coule dans les veines bleutées de nos torrents,

Dans les entrailles de notre Mère porteuse de l'humanité.

On la blesse chaque jour de nos avides désirs de posséder

Comme des coups de pioche préparant son enterrement.

Nous les indignes qui plaçons notre foi en l'argent.

 

A.L.

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29 juin 2014

Les rasoirs dans le silence

 

Il y a ces coups de pioche dans le cœur, les souvenirs qui reviennent pour nous briser, nous courber, nous laisser sans larme, juste avec la douleur, l’errance dans le vide, dans le silence, dans le mal.

Je me souviens. Une image en 3D, les yeux de ma mère rivés aux miens, sa douleur, sa peur, son renoncement. La maladie avait encore fait un pas dans les illusions perdues. La vie est cruelle, elle donne, un peu, elle reprend sans concession. Il n’y a rien à faire, rien à dire, on ne s’oppose pas aux réalités. On peut les nier un moment, leurs faire des pieds de nez, ne pas les accepter mais vient le regard qui trahi chaque larme, chaque pensée, chaque évidence. La mort rode, la maladie ronge et on n’ose pas dire au-revoir, on repousse l’échéance, on prie, on crie, on sourit faiblement, on a peur de ce dernier moment qui viendra percuter tout l’espace vide qui prendra place en nous.

Son regard à certains moments venait tout me raconter, dans le silence de la pièce. Il me disait, c’est trop dur, je me suis battue, j’ai lutté, j’ai perdu, je suis perdue, il faudra t’y faire. Un regard, à la fois glacial et triste mais avec l’éclat de l’amour et les pigments de la peur. L’intensité de la vérité, l’éclair de clairvoyance, un rasoir dans le silence, une cicatrice déjà toute faite, celle qu’on touchera à tout jamais sur la surface de l’âme.

Les souvenirs sont la mémoire des sentiments, du ressenti, ils nous font vivre dans la joie comme dans le malheur, ils nous disent, il faut vivre tant qu’on le peut parce que les instants ne sont pas éternels.

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06 juin 2014

Sur la plage

 

Comme elle est douce cette chanson, ces vagues qui semblent laver toute l'amertume de l'encrier. Un ressac qui trébuche dans le coeur, la lame de fond déverse sa douleur, sur la côte dessinée en grains de sables, elle absorbe cette salve et la délave et elle boit toute la rancune de la vie, sur cette plage tout se finit.

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Les mots

 

 

Les mots étaient mon champ d’bataille,

Mon arène où dénoncer c’qui déraille,

L’encre de mes coups de sang quotidien

Sur les lignes qui frappaient le destin.

Chaque jour, je dessinais le monde,

J’m’écriais qu’la terre n’est pas ronde

Quand je lisais la haine dans les yeux

De tous ces gens qui n’pensaient qu’à eux.

Mais les mots ont déserté mon espace

Dans ma tête, y’a rien qui s’passe

J’suis vidée de toutes mes idées

C’est le silence qui m’a possédé.

J’ne vois plus que cette grande faille

Ce grand vide, la peur qui m’assaille

De ne plus rien avoir à dire

De ne plus rien écrire,

D’en avoir fini

Avec la poésie.

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05 juin 2014

Broderie d'âmes

Il a bordé ma tristesse dans le lit de l'oubli,

Cajolé mes douleurs au creux de ses bras,

Il a tordu mes peurs, de l’aube à minuit

Par ses caresses, les larmes ne font plus foi.

 

 

J’ai déposé les armes au bord du rivage

De son cœur souriant l’espoir et la paix.

Je le sais, nous n’avons le même âge

Mais son âme à la mienne s’est brodée.

 

 

Ses prunelles reflètent le printemps,

Le chant de l’amour porté par le vent,

La liberté de vivre au fil du bonheur

Cette broderie qui nous tient à cœur.

 

 

Il m’enchante, je lui conte l’amour,

Il est le prince que je n’espérais pas

Dans notre regard, le mot toujours

Exprime la force de notre émoi.

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26 janvier 2014

Les pierres blanches

Les pierres blanches marquent nos pas

Sur les parvis des jours orphelins.

Il y a Marguerite un beau matin

Que plus jamais on ne verra.

Il y a Ljuba, un voile sur la vie,

Aux portes d’un nouveau monde.

C’est fini, elle est partie

Nous laissant le cœur qui gronde.

Il y a tous ceux qu’on aime,

Une dernière image pour Adieu,

Dans la tempête, les sanglots sèment

Les croix plantées dans les yeux.

Des pierres blanches pour des jours noirs,

Puis le temps indifférent

Nous mène de l’aube au soir

En passant sur les souvenirs,

Comme des fantômes sur un trottoir

Qui n’ont plus rien à dire,

Plus rien à souffrir

Que l’absence qui s’estompe

Dans les heures vagabondes.

Seule cette douleur que l’on sonde

Quand les étoiles nous rappellent

Qu’aujourd’hui dans le ciel

Il pleut le silence des larmes,

Seule cette infime douleur

Nous emporte aux charmes

D’un monde meilleur

Quand avant tout était beau

Et que les pierres blanches

N’inspiraient que les Rimbaud.

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09 août 2013

A l'heure des corps

 

Dans le coeur s'écrit en lettres italiques, l'aimé prénom. Les mots se suspendent au temps, dans les instants fragiles de l'amour, les lettres cherchent leurs forces dans les battements incontrôlés qui réveillent le corps. Comme une rivière devient torrent, elles inondent l'esprit pour forcer le barrage de la langue. Mais elles restent muettes, presque sans consistance tant le moment est indescriptible. Seul le regard trouve l'espace dans les non-dits pour passer son message. Dans les yeux, le livre s'ouvre...

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01 août 2013

Passe-passe

Il y a ces yeux qui te dévorent, ce regard aux couleurs indéfinies, comme un lit d'une rivière où tu voudrais plonger jusqu'à ne plus rien ressentir d'autre que ce courant qui t'emporte loin de tous rivages. Il s'imprime dans tes rétines comme une image en hologramme, il ne te quitte plus, il habite tes iris et se noie dans tes veines jusqu'à cogner ton coeur... Et il trouve la porte que tu avais fermé à double tour. Il y entre et tu ne sais plus si tu avais vraiment tirer le verrou qui te protégeait...

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30 juillet 2013

Troublée

Dans mon corps se diffuse,
Cette douce chaleur, confuse,
De ces instants volés à ton temps
Précieux sésame partagé tendrement.

Les jours passent et de ta flamme,
Mon visage s'empourpre, ravissant sa couleur à la rose,
Par tes mots mon cher, comme des pétales de prose
Fleurit de merveilles le jardin de mon âme.

Ton prénom, souvent, s'achemine à mes pensées,
Illuminant mon cœur de tendresse visible d'un sourire.
Mais parfois, s'envole au loin les rires,
Mon cœur se serrant à la peine de perdre ta complicité.

Ces quelques vers inspirés de ta personne,
Quelques mots puisés de notre rencontre,
Sont la trace d'un sentiment qui ne raisonne
Quand tu es là, le temps s'arrête à ma montre.

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Le veilleur de nuit

De ses lignes intermittentes

Il en fait tout un spectacle

L’intello des nuits blanches

L’écrivain des heures sombres

Il veille sur ses mots claustrophobes

Du jour et du soleil nuisibles

A ce vampire des dictionnaires.

Dans la nuit il s’abreuve du sang

D’encre qui fait ses histoires

Et la peur s’insinue en interlignes

Tremblant sous les doigts affamés

Par un verbe qui résiste encore

A l’assaut du buveur de liquide noir.

Ainsi à chaque crépuscule

Surgit des phrases diaboliques

Dans l’antre nébuleux du romancier

Adorateur de frissons griffonnés.

Sous la lune tout est permis

Les mots s’inspirent du pire

Pour le bonheur d’une lecture

Ravissant les liseurs d’angoisse.

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La colère !

Elle aboie dans ta tête, elle y joue les castagnettes

Un marteau-piqueur poursuit tes tristes rancœurs

Ton sang ne fait qu’un tour dans la marmite à rebours

Aussi chaude que la lave, ton Vésuve déborde une salve

Tu deviens cratère menaçant de son sale caractère

Il y a tant de reproches serrés dans tes poches

Ta bouche se fait crachoir, on évite ton parloir

Elle te colle au cœur, la musique de Satan moqueur

Elle te presse son jus de raisin sans cesse

Tes pieds ne touchent plus terre quand tu es en colère

Ils cognent les murs, les objets et tes proches, bien sûr

Quand la haine te tient, elle ne te lâche plus le train

Elle bat la mesure du pire pour t’empêcher de dormir

Il n’y a que l’amour pour la faire fuir quelques jours.

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La lecture prend vie

J’habite ici et ailleurs

 

Vous ne me croirez peut-être pas

Mais j’habite pleins d’endroits

Incongrus, improbables

Dans la rue ou sur une table

Les pieds nus, les mains capables

De voyager mon esprit.

En tournant quelques pages

Mes yeux s’engagent

A m’emporter vers ailleurs.

J’habite vos histoires

Lectrice de vos humeurs

Du matin jusqu’au soir

J’en ris et j’en pleure

Parfois princesse ou cavalière

Je chevauche les lignes serrées

Et je franchis les barrières

J’habite vos lieux oubliés

Je chausse vos sentiments

A la pointure de vos mots

J’habille mes rêves de ces moments

Je ne compte plus mes hameaux

Sur le terre et même au ciel

Si petits ou plus haut qu’un gratte-ciel

J’habite ici et nulle part

Depuis mon isoloir.

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Le temps d'aimer

Je couture ta promesse

D’un fil de tendresse

Sachant la suture venir

Au silence d’un haïr

Qui prendra sa place

Comme une vilaine farce

De l’amour arnacoeur

Voleur de bonheur.

 

Je sais déjà la fin

Sans connaître le début

N’ayant peur du lendemain

Toute seule dans les rues

La plaie déjà guérie

D’un futur saignement

Fais rougir ma vie

Peut importe le temps.

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Le regard

Dans un regard miroite
Comme sur la surface d'un lac,
La tristesse à l'oeil moite
D'une pluie troublant la flaque.

L'intensité d'un regard en vie
C'est aussi la brûlure du désir
Irradiant l'iris du désir
Offrant la chaleur à la flamme du plaisir.

Dans les yeux se lisent l'amour
Tel un recueil aux mille pages
Sentiments mis en strophes se savourent,
De ces mots silencieux, plus intenses qu'un long discours.

Se plonger dans les yeux de l'autre,
C'est sonder son âme, éclat de ses prunelles
Livrant malgré lui ses secrets dans les nôtres,
Délice d'une fusion, d'un partage visuel.

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D'ombres et de lumières

Protégée par les rayons de lumière,

La vie défile heureuse étrangère

Pour les épargnés de la misère.

 

Les pleurs, la mort, les doutes

Comme des barrières sur la route

De défavorisés épousant l’infortune.

Figent leur temps à un drame.

 

Leurs jours  façonnés de nocturne,

Baignés d’ombrages inquiétants,

S’invitent dans leurs prisons de larmes

Évincent le mot joie de leur présent.

 

On devine les malheureux

Par ce vide au fond de leurs yeux,

Une spirale absorbant les sourires

Comme un trou noir engloutissant

La moindre note de rire

Dans les méandres des tourments.

 

Dans leur espace si peu éclairé

S’entend une musique désespérée

Une corde de violon qui pleure

Sa mélodie d’une vie meilleure

S’éloignant au vent malicieux

Chuchotant le mot heureux

Avant de l’emporter au loin

Pour se poser un beau matin

Sur le seuil d’une âme bien née.

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29 juillet 2013

légèreté

Les ecchymoses sur son âme

ne l’a font plus souffrir.

Le bleu est passé dans son regard

comme un ciel dégagé,

l’horizon y est mer

et la brise de l’été

a emporté les souvenirs d’hier

sur les cimes de l’oubli.

Elle transporte son corps

sur le chemin des songes,

en comptant les brins de sourires

qui ont guéri ses blessures.

Les rêves se font jours

et les nuits s’endorment

sur un oreiller de quiétude,

aussi léger que le souffle d’un ange.

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