Protégée par les rayons de lumière,

La vie défile heureuse étrangère

Pour les épargnés de la misère.

 

Les pleurs, la mort, les doutes

Comme des barrières sur la route

De défavorisés épousant l’infortune.

Figent leur temps à un drame.

 

Leurs jours  façonnés de nocturne,

Baignés d’ombrages inquiétants,

S’invitent dans leurs prisons de larmes

Évincent le mot joie de leur présent.

 

On devine les malheureux

Par ce vide au fond de leurs yeux,

Une spirale absorbant les sourires

Comme un trou noir engloutissant

La moindre note de rire

Dans les méandres des tourments.

 

Dans leur espace si peu éclairé

S’entend une musique désespérée

Une corde de violon qui pleure

Sa mélodie d’une vie meilleure

S’éloignant au vent malicieux

Chuchotant le mot heureux

Avant de l’emporter au loin

Pour se poser un beau matin

Sur le seuil d’une âme bien née.