Les pierres blanches marquent nos pas

Sur les parvis des jours orphelins.

Il y a Marguerite un beau matin

Que plus jamais on ne verra.

Il y a Ljuba, un voile sur la vie,

Aux portes d’un nouveau monde.

C’est fini, elle est partie

Nous laissant le cœur qui gronde.

Il y a tous ceux qu’on aime,

Une dernière image pour Adieu,

Dans la tempête, les sanglots sèment

Les croix plantées dans les yeux.

Des pierres blanches pour des jours noirs,

Puis le temps indifférent

Nous mène de l’aube au soir

En passant sur les souvenirs,

Comme des fantômes sur un trottoir

Qui n’ont plus rien à dire,

Plus rien à souffrir

Que l’absence qui s’estompe

Dans les heures vagabondes.

Seule cette douleur que l’on sonde

Quand les étoiles nous rappellent

Qu’aujourd’hui dans le ciel

Il pleut le silence des larmes,

Seule cette infime douleur

Nous emporte aux charmes

D’un monde meilleur

Quand avant tout était beau

Et que les pierres blanches

N’inspiraient que les Rimbaud.