De ses lignes intermittentes

Il en fait tout un spectacle

L’intello des nuits blanches

L’écrivain des heures sombres

Il veille sur ses mots claustrophobes

Du jour et du soleil nuisibles

A ce vampire des dictionnaires.

Dans la nuit il s’abreuve du sang

D’encre qui fait ses histoires

Et la peur s’insinue en interlignes

Tremblant sous les doigts affamés

Par un verbe qui résiste encore

A l’assaut du buveur de liquide noir.

Ainsi à chaque crépuscule

Surgit des phrases diaboliques

Dans l’antre nébuleux du romancier

Adorateur de frissons griffonnés.

Sous la lune tout est permis

Les mots s’inspirent du pire

Pour le bonheur d’une lecture

Ravissant les liseurs d’angoisse.

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