Faut-il taire l'ivresse du froid sur la calotte glaciaire ?

Faut-il soumettre à nos lois la précarité de l'air ?

Doit-on accepter d'asphyxier le poumon de la Terre ?

Nous les complices de ces assoiffés d'or noir à l'empire précaire.

 

Le mal coule dans les veines bleutées de nos torrents,

Dans les entrailles de notre Mère porteuse de l'humanité.

On la blesse chaque jour de nos avides désirs de posséder

Comme des coups de pioche préparant son enterrement.

Nous les indignes qui plaçons notre foi en l'argent.

 

A.L.